11.04.2007
L'impôt, simple comme un coup de fil ?
La direction général des impôts n'en finit pas d'innover. Après la déclaration sur internet et la feuille préremplie, voici la confirmation par téléphone. Selon une information publiée mardi par Le Figaro, des tests de validation par téléphone de sa déclaration d'impôt sur le revenu vont être prochainement réalisés dans cinq départements : l'Eure, la Seine-Maritime, le Calvados, l'Orne et la Manche.
Contactée mardi matin par LCI.fr, la DGI a confirmé qu'elle travaillait sur ce projet mais affirmé qu'il était trop tôt pour en parler. L'initiative pourrait cependant être mise en place dès cette campagne d'impôt qui sera présentée dans la deuxième quinzaine d'avril.
Plus de souplesse sur internet
Selon le quotidien, il suffirait aux contribuables d'appeler un numéro commançant par le "0811", facturé au prix d'une communication locale, pour confirmer que les informations portées sur la déclaration prérempli sont exactes. La validation par téléphone vaudra une signature. Si les informations - adresse, situation familiale, revenus - sont inexactes, il faudra les modifier soit par internet soit sur la déclaration papier.
Autre nouveauté 2007, les personnes rencontrant des changements de situation familiale - mariage, divorce, décès du conjoint - pourront tout de même déclarer leur revenus sur internet alors que cela n'était pas possible jusqu'à présent. En revanche, un seul changement pourra être pris en compte par an. Si vous divorcez et vous vous remariez dans la foulée, ces modifications ne pourront être prises en compte sur le site des impots. "Mais cês situations sont assez rares", assure-t-on à la DGI.
12:30 Publié dans e-Administration | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impot, internet, téléphone, déclaration, revenu
02.02.2007
Copé pour des baisses d’impôts « importantes »
Pour Jean-François Copé, de nouvelles baisses d’impôts « importantes » sont une « nécessité absolue » pour être « dans les standards européens ». Le ministre délégué au Budget juge « tout à fait crédible » l’objectif de Nicolas Sarkozy de baisser de quatre points des prélèvements. La contrepartie ?
« On ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas aussi la dépense parce qu’il faut réduire le déficit. »
22:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : impot, baisse, campagne, 2007, fiscalité
12.01.2007
La "classe moyenne" selon Copé
François Hollande a annoncé que si la gauche revenait au pouvoir, elle supprimerait les baisses d'impôt qui ont été accordées "aux plus privilégiés".
"A gauche, on est spécialisé dans l'idée depuis 200 ans de penser que l'alpha et l'oméga d'un débat moderne consiste à pointer du doigt les soi-disant riches", s'est emporté Jean-Francçois Copé, estimant que le programme du Parti socialiste ressemble à de la "duplicitude".
A la question de savoir si à 4.000 euros de salaire net mensuel, on faisait partie de la classe moyenne, il a répondu "oui, bien sûr", ajoutant qu'"au-dessus de 4.000 euros on a aussi un certain nombre de dépenses à faire".
"Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois. Cela veut dire qu'on va demander à toute une frange de nos concitoyens qui gagnent effectivement quatre fois plus que le Smic et au-delà, de voir leurs impôts augmenter", a-t-il dit.
Dans un communiqué, le Snes-Fsu, majoritaire dans le second degré, fait part de sa "stupéfaction" et indique qu'au maximum, c'est-à-dire en fin de carrière, hors classe et avec toutes les primes possibles et notamment la plus forte indemnité de résidence, un professeur certifié touche 3.063,90 euros.
"Moins d'un professeur certifié sur deux atteint ce niveau de rémunération lors de son départ en retraite", ajoute-t-il.
Quant aux conducteurs de TGV en fin de carrière, ils touchent en moyenne 3.100 à 3.200 euros net primes comprises et au maximum 3.500 euros, précise-t-on à la SNCF.
23:37 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : hollande, gauche, impot, classe, moyenne
18.12.2006
Impôts : la retenue à la source possible en 2008
Selon Dominique de Villepin, "une partie de la frustration des Français vient du fait que faute de retenue à la source, ils ne connaissent pas exactement le montant actuel de leurs impôts". C'est pourquoi le premier ministre, qui s'exprimait jeudi soir sur TF1, a fait part de sa volonté de travailler à "rendre possible" ce dispositif en 2008. Il a reconnu qu'il s'agissait d'un "changement lourd", mais qu'il avait décidé de "l'engager". Le ministre du budget, Jean-François Copé, avait affirmé la semaine dernière que l'éventuelle mise en place de la retenue à la source de l'impôt sur le revenu devait être précédée d'un "débat national". L'élection présidentielle pourrait donc en être l'occasion.
14:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : impot, retenu, source, 2008, villepin, copé, TF1
12.09.2006
Copé met au conditionnel la réduction anticipée d'impôt
Le ministre délégué au Budget a confirmé que ses services planchaient sur la possibilité d'anticiper dès le début de l'année la baisse de l'impôt sur le revenu prévue pour 2007.
Jean-François Copé a cependant précisé qu'il fallait d'abord s'assurer que cette proposition, faite par le ministre de l'Economie, Thierry Breton, était techniquement viable.
"C'est un sujet sur lequel je travaille déjà depuis plusieurs semaines. Simplement les modalités ne sont pas complètement arrêtées", a-t-il dit sur LCI. "Mais il y a un principe qui me paraît sain (...) c'est qu'il n'y a pas de raison que l'Etat se fasse de la trésorerie sur le contribuable."
"Si on peut techniquement (...) faire en sorte d'anticiper un peu la baisse d'impôt qui est prévue l'année prochaine dès le premier tiers (provisionnel) sans qu'il y ait de risque de devoir demander une restitution pour trop perçu, (...) ça sera bon pour le pouvoir d'achat et pour l'économie", a-t-il ajouté.
Thierry Breton a annoncé dimanche qu'il avait demandé à Jean-François Copé d'étudier un tel mécanisme, pour permettre aux contribuables de profiter en début de l'année, et non à la fin, de la baisse d'impôt découlant de la réforme de l'impôt sur le revenu (au total environ 3,6 milliards d'euros pour 2007).
Techniquement, il s'agirait de réduire le premier tiers ou les premiers versements mensuels au lieu des derniers.
Le ministère de l'Economie précise que ce dispositif serait essentiellement destiné aux détenteurs de bas revenus, sans autre précision.
Le député socialiste Didier Migaud, ancien rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, qui défend pour sa part l'idée d'un prélèvement à la source, dénonce une "mesure électoraliste" à l'approche de l'élection présidentielle d'avril-mai 2007.
Le Syndicat national unité des impôts (SNUI) redoute pour sa part la mise sur pied d'une "usine à gaz" et souligne que le dispositif proposé par Thierry Breton suppose de connaître dès le début de l'année l'ensemble des éléments permettant de calculer l'impôt "à l'euro près".
"Faute de quoi, le calcul prévisionnel de l'impôt servant à réajuster les tiers et mensualités serait erronée", souligne le SNUI. "Et cela donnerait lieu en fin d'année à des régularisations."
19:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : impot, reduction


