08.05.2007

Copé: Sarkozy a gagné contre le FN

La victoire de Nicolas Sarkozy est notamment due à sa capacité à lutter contre le Front national, a estimé dimanche soir Jean-François Copé. "Ce vote, c'est la décision d'un peuple qui aspire profondément au changement, au rassemblement", a déclaré le ministre délégué au Budget sur le plateau de France 3. "Durant les 15 dernières années, la droite a été très affaiblie par la présence d'un très fort Front national. Le grand élément de cette élection, c'est que le Front national s'est effrondré", a analysé le porte-parole du gouvernement. "Il s'est effondré parce qu'autour de Nicolas Sarkozy il y a eu un message aux Français qui était de dire : 'on va dire la vérité, on va parler vrai, ce que l'on dit aujourd'hui on va le faire après'", a-t-il ajouté.

02.05.2007

Le Monde interview Copé

LeMonde.fr

L'enjeu du centre, comment l'appréhendez-vous ? Nicolas Sarkozy a évoqué un petit peu de proportionnelle.

Le message est de savoir comment on peut représenter un petit peu mieux les minorités au Parlement. C'est un grand débat, éternel, de nos institutions. L'objectif étant de conserver des majorités cohérentes à l'Assemblée nationale. Peut-être pourrions-nous imaginer au Sénat d'avoir ce type de débat. Il y a une réflexion par rapport aux électeurs du centre, mais pas seulement du centre.


Des électeurs du Front national ?

De tous les électeurs.

L'émergence d'un troisième pôle politique est-elle souhaitable ?

Je ne crois pas qu'il puisse y avoir une émergence durable d'un pôle du centre sous la Ve République. Le soir du premier tour, 21 millions de Français ont mis en finale Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, et personne d'autre. En d'autres circonstances, ils n'avaient pas fait ça puisqu'ils avaient même mis, la dernière fois, Le Pen au deuxième tour. Pendant cinq ans, les uns et les autres ont regretté qu'il n'y ait pas eu cette bipolarisation.

Que diriez-vous aux électeurs de François Bayrou pour voter Sarkozy ?

De bien écouter les programmes des deux. Le 2 mai, nous allons voir les deux candidats face à face avec leur tempérament, leur personnalité, leur talent respectifs. Nous allons voir lequel ou laquelle a le projet le plus construit, le plus préparé, le plus anticipé pour conduire les évolutions de demain pour la France.

Jusqu'où allez-vous dans la "liquidation" de Mai 68 ? Un des enfants de Mai 68, c'est la "nouvelle société" de Jacques Chaban-Delmas en 1969...

Personne ne va remettre en cause, jamais, les formidables avancées sociales des années 1960, en particulier de ce qui a suivi 1968. Le discours de la "nouvelle société" est un discours de droite moderne, formidable, très en avance sur son temps et qui a très largement nourri le projet de Nicolas Sarkozy. Ce que l'on conteste de Mai 68, c'est le fait qu'une certaine extrême gauche a préservé une espèce de ligne idéologique extrêmement dure qui foulait au pied des valeurs de la France d'avant 1968. La notion d'autorité, l'idée que le travail est essentiel, que l'on ne voit pas uniquement les choses à travers les rapports de classes, peuvent être mises au goût du jour sans drame.

Dans le débat du 2 mai, il y a des choses difficiles à dire aux Français ?

Les choses difficiles l'ont été par Nicolas Sarkozy et par lui seul. Dire effectivement qu'il faut travailler plus, ce n'est pas facile. Les deux candidats ont dit donnant-donnant.

Nicolas Sarkozy l'a démontré à chaque fois. Sur les retraites, il dit j'augmente les petites retraites, mais je réforme le régime spécial des retraites. Donnant-donnant. Il dit j'augmente la rémunération des fonctionnaires, il faut qu'ils soient mieux formés, mais je ne remplace pas un sur deux. Ségolène Royal, son donnant-donnant à elle, c'est juste donnant.

20.03.2007

Club de Copé : Génération France


02.02.2007

Copé pour des baisses d’impôts « importantes »

Pour Jean-François Copé, de nouvelles baisses d’impôts « importantes » sont une « nécessité absolue » pour être « dans les standards européens ». Le ministre délégué au Budget juge « tout à fait crédible » l’objectif de Nicolas Sarkozy de baisser de quatre points des prélèvements. La contrepartie ?

« On ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas aussi la dépense parce qu’il faut réduire le déficit. »

15.12.2006

Jean-François Copé se cherche un rôle dans la campagne

Le ministre du Budget attend de son club, lancé hier, qu'il lui permette de trouver une place dans le dispositif sarkozyste.

PESER dans la campagne de l'UMP sans pour autant être un maillon fort de Nicolas Sarkozy : c'est la contradiction que cherche à résoudre Jean-François Copé, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement. Il y a un mois et demi, le ministre avait créé un club politique, générationfrance. fr, en faisant le pari qu'il l'aiderait en ce sens. Tactique en partie réussie : hier, près de 1 000 personnes sont venues pour assister au lancement officiel du club.

Jean-François Copé avait également invité Jean-Pierre Raffarin, vingt-cinq parlementaires, dont Alain Lambert, Marie-Anne Montchamp et Hervé Novelli, ainsi que deux ministres, le sarkozyste Brice Hortefeux et le chiraquien Christian Jacob. « La politique, cela peut servir à faire bouger les choses », a expliqué Jean-François Copé, qui plaide pour « arrêter la République du guichet, pour adopter celle du respect et de la citoyenneté ».

Il faut, a-t-il ajouté avec des accents à la Villepin, « aller plus vite, plus haut et plus fort, et reconquérir cette idée magnifique d'être fier d'être français ».

Ministre depuis près de cinq ans, Jean-François Copé a expliqué à plusieurs reprises qu'il soutiendrait, le moment venu, le « candidat de la droite le mieux placé ». Aux membres de son club, il a réexpliqué hier qu'« il n'y avait aucune ambiguïté dans son positionnement ».

Mais les rapports de Copé avec Sarkozy, et en particulier avec son entourage, ne sont pas au zénith, même s'il a été invité à participer au projet législatif de l'UMP. Sa proximité longtemps revendiquée avec Dominique de Villepin, ajoutée à une relation personnelle compliquée avec le président de l'UMP, expliquent cet état de fait. D'où l'idée de ce club, qui permet à Copé de s'exprimer, d'occuper les médias et de se faire une place dans la campagne. « C'est aussi une volonté de débattre à long terme. L'horizon de générationfrance. fr ne s'arrête pas au 6 mai 2007 », affirme-t-il. Après l'identité française abordée hier, les prochains thèmes de débats seront le rapport à l'argent, l'environnement et la façon de convaincre les Français du bienfait de l'action politique.

07.12.2006

Etats Généraux avec Jean-François Copé


22.10.2006

Copé lance la cinquième vague d'audits

JEAN-FRANÇOIS COPÉ a choisi de faire coïncider le lancement de la cinquième vague d'audits avec le début, hier, de la discussion à l'Assemblée du projet de budget pour 2007. Et, bien sûr, ce n'est pas un hasard. Car, pour le ministre délégué au Budget et à la Réforme de l'État, ce sont bel et bien les audits lancés il y a tout juste un an qui ont permis au gouvernement de présenter un projet de loi de finances pour 2007 affichant une baisse des dépenses en volume. Sans ces audits, « jamais nous n'aurions pu présenter un projet de loi de finances dans lequel on baisse les dépenses de l'État, les impôts, le déficit et la dette », a indiqué, hier, Jean-François Copé.
 

Au menu de cette cinquième vague, il y a 23 audits représentant au total 22 milliards d'euros et 60 000 emplois. Parmi eux, plusieurs thèmes sensibles. Par exemple, la gestion de la prime pour l'emploi dont s'est inquiétée la Cours des comptes dans un rapport remis à la commission des finances de l'Assemblée, l'aide médicale d'État ou encore le pilotage de la dépense de l'État outre-mer. Cette cinquième vague prend également acte des inquiétudes des parlementaires qui souhaitent contrôler les dépenses des satellites de l'État. Un audit sur le pilotage et la tutelle des opérateurs du ministère de la Culture - 70 au total ! - va être lancé.

Le ministre a réaffirmé hier que les audits déjà bouclés - une centaine représentant 100 milliards de dépenses - permettront de réaliser quelque 3 milliards de gains de productivité d'ici à trois ans et même 6 à 7 milliards « si on continue la démarche chaque année pendant trois années ». Pêche-t-il par optimisme ? Peut-être pas tant que ça, dans le fond. Car cette démarche qui consiste à évaluer par vagues successives les politiques de l'État a été habilement pensée dès son lancement. Les thèmes ne sont pas imposés par Bercy : ils sont proposés par les ministères puis discutés ensuite avec Bercy. Partant de là, les ministères ne peuvent pas faire autrement que de reprendre au moins une partie des recommandations des rapports.

21.09.2006

l'impôt sur le revenu a baissé en moyenne de 20 % entre 2002 et 2007

A huit jours de la présentation du dernier budget du quinquennat, Jean-François Copé s'est félicité du "chemin parcouru en cinq ans", tout en admettant, mardi 19 septembre, qu'il n'avait pu tenir l'engagement de Jacques Chirac de réduire d'un tiers en cinq ans l'impôt sur le revenu. Le ministre délégué au budget a confirmé que les baisses d'impôts prévues en 2007 interviendraient "dès le début de l'année" sous la forme d'une baisse forfaitaire des premiers acomptes ou mensualités et d'un système sur mesure. Dès janvier, Bercy mettra à disposition une calculatrice en ligne permettant à chacun de calculer son impôt sur le revenu et de demander une modulation des sommes qu'il doit verser.

Anticipant les critiques du PS, qui s'attend à une hausse des prélèvements obligatoires et dénonce "une dégradation importante de nombre d'indicateurs" économiques et sociaux depuis 2002, M. Copé a résumé la situation : "Le gouvernement aura baissé en moyenne de 20 % l'impôt sur le revenu entre 2002 et 2007, en y consacrant 9,6 milliards d'euros. Fin 2007, 3,7 millions de contribuables auront vu leur impôt allégé de plus de 30 % (...). Si l'on ajoute les effets cumulés des baisses d'impôts, de la revalorisation du smic et de la hausse de la prime pour l'emploi, un célibataire au smic commence le mois avec 130 euros de plus en 2007 qu'en 2002."

Il a aussi mentionné le "succès" de la déclaration préremplie - 84 % des contribuables n'ayant pas eu à la rectifier -, de la télédéclaration (5,7 millions de "télédéclarants"), et la mise en place progressive d'un interlocuteur fiscal unique pour 34 millions de contribuables.

Le ministre est resté discret sur les efforts qu'il déploie avec Thierry Breton pour réduire la dette. Or, dans une lettre adressée le 15 septembre au président de la commission des finances de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie, les deux ministres indiquent que les recettes du compte d'affectation spéciale Participations financières de l'Etat seront réévaluées de "3 milliards d'euros", le produit de la vente d'actifs (dont 3 sociétés autoroutières) ayant été supérieur aux prévisions. "Au titre de 2006, écrivent-ils, la contribution du compte d'affectation au désendettement de l'Etat et des administrations publiques devrait s'établir à 16,6 milliards".

Dans un rapport préliminaire au débat budgétaire, le 13 juin, la Cour des comptes avait fustigé les ventes d'actifs de l'Etat "dès lors qu'elles sont utilisées pour le camouflage des déficits".

 

16.08.2006

Copé veut participer à la campagne UMP en 2007

Jean-François Copé aimerait bien être fantassin, voire lieutenant ou commandant dans la campagne de l'UMP pour la présidentielle de 2007.
"C'est l'heure pour les quinquas d'être en première ligne, mais je pense qu'ils ont besoin de renfort, ils ont besoin de fantassins et ils ont même besoin de chefs de sections, de commandants d'unités", a déclaré le ministre délégué au Budget mercredi sur RTL.
"Donc, ils ont besoin de monde pour être à leurs côtés et mener ces combats. Je serai forcément de ceux-là", a ajouté le porte-parole du gouvernement.
D'abord proche du Premier ministre, Dominique de Villepin, Jean-François Copé "penche" aujourd'hui pour le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, selon la radio.

03.07.2006

Jean-François Copé laisse entendre qu'il soutiendra Sarkozy

Le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé estime que Nicolas Sarkozy devrait être le candidat de la majorité à la présidentielle et laisse entendre qu'il le soutiendra.

"Je m'engagerai sans ambiguïté pour le candidat soutenu par notre famille politique. A l'heure où je vous parle, le moins qu'on puisse dire est qu'il y a de grandes chances pour que ce soit Nicolas Sarkozy", a-t-il dit sur Radio J. Il a remarqué par ailleurs que Dominique de Villepin avait lui-même déclaré la semaine dernière qu'il n'avait "pas d'ambition présidentielle" et estimé que cette déclaration se "suffisait à elle-même".

"Il va falloir se mettre en ordre de bataille. C'est pour ça que notre trêve estivale me paraît indispensable, elle va permettre à chacun de trouver les voies de l'apaisement", a ajouté Jean-François Copé. Egalement ministre délégué au Budget, Jean-François Copé se situait plutôt jusqu'ici dans le camp chiraquien dans la bataille interne à la majorité qui oppose les locataires de l'Elysée et Matignon d'une part, et le ministre de l'Intérieur d'autre part.