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30.01.2008
Société Général : Copé refuse de crier au loup !
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a estimé mardi qu'il fallait tirer toutes les conséquences de la fraude à la Société générale, mais sans "crier au loup". "Nous ne sommes pas là pour succomber à la tentation de crier au loup, mais plutôt de voir comment tirer toutes les conséquences de ce qui s'est passé", a-t-il dit lors de son point presse hebdomadaire.
L'affaire de la Société générale, "histoire folle d'argent fou qui rend fou", selon M. Copé, a été le principal sujet de discussion lors de la réunion du groupe UMP.
Alors que des voix s'élèvent notamment à gauche pour réclamer une commission d'enquête parlementaire, le président du groupe majoritaire a écarté cette proposition. "Une enquête judiciaire est en cours. Une commission d'enquête n'aurait pas sa place", a-t-il dit.
Jean-François Copé a estimé que l'affaire de la Société générale posait le problème de la séparation entre les fonctions de "back office" (contrôle des opérations) et de "front office" (achat/vente), ainsi que du suivi psychologique des traders et des procédures de contrôle et d'audit interne. Il a précisé que des députés UMP allaient travailler sur ce sujet.
Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy, selon lesquels le PDG de la Société générale Daniel Bouton "ne peut pas s'exonérer de responsabilités", M. Copé a répondu que c'était au conseil d'administration de la banque d'apprécier.
Le PDG de la Société générale n'a prévenu que mercredi les pouvoirs publics des 4,9 milliards d'euros perdus par la banque sur le marché à la suite des opérations du courtier Jérôme Kerviel.
"Du point de vue de l'Etat, c'est extrêmement choquant que le président de la République et le Premier ministre n'aient pas été prévenus. Du point de vue du président de la Société générale, on peut comprendre qu'il l'ait fait dans un esprit de responsabilité. S'il avait prévenu, il accroissait le risque du délit d'initié et cela aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves encore pour la Société générale", a jugé M. Copé. AP
00:34 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


