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12.01.2007
La "classe moyenne" selon Copé
François Hollande a annoncé que si la gauche revenait au pouvoir, elle supprimerait les baisses d'impôt qui ont été accordées "aux plus privilégiés".
"A gauche, on est spécialisé dans l'idée depuis 200 ans de penser que l'alpha et l'oméga d'un débat moderne consiste à pointer du doigt les soi-disant riches", s'est emporté Jean-Francçois Copé, estimant que le programme du Parti socialiste ressemble à de la "duplicitude".
A la question de savoir si à 4.000 euros de salaire net mensuel, on faisait partie de la classe moyenne, il a répondu "oui, bien sûr", ajoutant qu'"au-dessus de 4.000 euros on a aussi un certain nombre de dépenses à faire".
"Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois. Cela veut dire qu'on va demander à toute une frange de nos concitoyens qui gagnent effectivement quatre fois plus que le Smic et au-delà, de voir leurs impôts augmenter", a-t-il dit.
Dans un communiqué, le Snes-Fsu, majoritaire dans le second degré, fait part de sa "stupéfaction" et indique qu'au maximum, c'est-à-dire en fin de carrière, hors classe et avec toutes les primes possibles et notamment la plus forte indemnité de résidence, un professeur certifié touche 3.063,90 euros.
"Moins d'un professeur certifié sur deux atteint ce niveau de rémunération lors de son départ en retraite", ajoute-t-il.
Quant aux conducteurs de TGV en fin de carrière, ils touchent en moyenne 3.100 à 3.200 euros net primes comprises et au maximum 3.500 euros, précise-t-on à la SNCF.
23:37 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : hollande, gauche, impot, classe, moyenne
06.01.2007
Interview de Jean-Francois Copé
14:30 Publié dans Podcast | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : video, podcast, blog, ump, copé
05.01.2007
Un déficit budgétaire en baisse et une réforme de l’imposition salutaire
Jean-François Copé était ce matin l’invité de Jeff Wittenberg, sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. Le porte-parole du gouvernement et ministre délégué au Budget a profité de la tribune télévisée pour s’exprimer sur le déficit budgétaire français. Ce dernier passerait en dessous de la barre des 40 milliards d’euros. « Les premières orientations dont je dispose sont intéressantes et encourageantes. Pour la première fois, on passe sous les 40 milliards d’euros, à environ 38 à 39 milliards d’euros », a souligné Jean-François Copé. On est loin des premières prévisions du gouvernement qui tablait sur 46,9 milliards d’euros, puis sur 42,2 milliards en décembre dernier selon la deuxième version de la loi de finances.
« Quand la gauche a quitté le pouvoir, en 2002, le déficit budgétaire était supérieur à 49 milliards d’euros », a précisé Jean-François Copé. Les raisons de cette baisse selon lui : « la bonne santé de l’économie tout d’abord. Les baisses d’impôts (…) : cela rend de l’argent aux Français, donc ils consomment plus, ils investissent plus. » La baisse des dépenses publiques également, grâce à la multiplication des audits au ministère pour lutter contre le gaspillage, la ventes d’immeubles de l’Etat…
L’Etat a également bénéficié d’un surplus de recettes fiscales durant la deuxième moitié de 2006, sur lequel Jean-François Copé n’est pas revenu ce matin à la télévision. Mi-novembre, le ministère du Budget estimait ces recettes fiscales à environ 5,1 milliards d’euros.
En 2005, le déficit budgétaire français s’était établi à 43,5 milliards d’euros, soit 2,87 % du PIB national.
Interrogé sur les avantages de cette réduction du déficit, Jean-François Copé a précisé : « moins vous avez de déficit, moins vous avez de dette pour l'avenir et d'intérêts financiers à payer. Petit à petit, vous pouvez, en désendettant l'Etat, libérer des marges de manoeuvre pour investir pour l'avenir, dans la recherche, la santé ou encore les retraites. » « On ne fait pas ça pour l’Europe (comprendre pour rentrer dans les critères du Pacte de stabilité et de croissance européen) mais aussi pour l’avenir. »
Le porte-parole du gouvernement a également profité de l’occasion pour revenir sur la réforme de l’imposition qui est entrée en vigueur ce premier janvier. « Nous avons baissé l’impôt sur le revenu, diminué le nombre de tranches (de sept à cinq), ajouté le bouclier fiscal, a t-il expliqué. Personne ne paiera désormais plus de 60 % de ses revenus sous quelque forme d’impôt que ce soit ( - revenu, taxe d’habitation et foncière sur la résidence principale, ISF, prélèvement ou retenue à la source libératoire, plus-values immobilières … - ), quitte à être remboursé en 2007. » Le taux marginal d’imposition passe de 48,09 % à 40 %.
Et les premiers effets devraient se faire ressentir sur les premières mensualités et les premiers acomptes de l’IR : ils vont baisser de 8 % dans la limite de 300 euros au total. Jean-François Copé a précisé qu’une calculette était disponible sur le site de la Direction générale des impôts pour permettre aux particuliers de faire leurs estimations.
Si cette mesure concerne avant tout les plus fortunés parmi les 16 millions de contribuables français, Jean-François Copé a tenu à préciser que cette réforme visait également les « gens très modestes » : il s’agit d’amener « plus de justice » et de mettre fin à « l’impôt confiscatoire ». Ainsi, la prime pour l’emploi (PPE) devrait voir son montant croître de 1 milliard d’euros pour atteindre un total de 4,2 milliards d’euros.
Ces nouvelles dispositions devraient représenter 3,9 milliards d’allégements fiscaux pour les particuliers.
Cette rentrée de janvier est également l’occasion de plusieurs autres mesures. Le montant du minimum vieillesse devrait être réévalué courant janvier. L’allocation aux adultes handicapés va augmenter de 1,8 % pour atteindre 621,27 euros. Augmentation du même ordre pour le RMI qui s’élève désormais à 440,86 euros net pour une personne seule sans enfant. Les prestations familles ont également été réévaluées. Tout comme l’aide personnalisée au logement.
La tendance est également à la baisse dans les grilles tarifaires des assureurs pour l’automobile mais à la hausse pour l’assurance logement et les complémentaires santé. Autre hausse possible : celle de l’abonnement à France Telecom qui pourrait passer de 15 à 16 euros mensuels.
14:30 Publié dans Budget | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : budget, réformes
02.01.2007
Clashes chez Ruquier
15:55 Publié dans Podcast | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ruquier, tapie, copé, muriel robin


