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22.10.2006

Copé lance la cinquième vague d'audits

JEAN-FRANÇOIS COPÉ a choisi de faire coïncider le lancement de la cinquième vague d'audits avec le début, hier, de la discussion à l'Assemblée du projet de budget pour 2007. Et, bien sûr, ce n'est pas un hasard. Car, pour le ministre délégué au Budget et à la Réforme de l'État, ce sont bel et bien les audits lancés il y a tout juste un an qui ont permis au gouvernement de présenter un projet de loi de finances pour 2007 affichant une baisse des dépenses en volume. Sans ces audits, « jamais nous n'aurions pu présenter un projet de loi de finances dans lequel on baisse les dépenses de l'État, les impôts, le déficit et la dette », a indiqué, hier, Jean-François Copé.
 

Au menu de cette cinquième vague, il y a 23 audits représentant au total 22 milliards d'euros et 60 000 emplois. Parmi eux, plusieurs thèmes sensibles. Par exemple, la gestion de la prime pour l'emploi dont s'est inquiétée la Cours des comptes dans un rapport remis à la commission des finances de l'Assemblée, l'aide médicale d'État ou encore le pilotage de la dépense de l'État outre-mer. Cette cinquième vague prend également acte des inquiétudes des parlementaires qui souhaitent contrôler les dépenses des satellites de l'État. Un audit sur le pilotage et la tutelle des opérateurs du ministère de la Culture - 70 au total ! - va être lancé.

Le ministre a réaffirmé hier que les audits déjà bouclés - une centaine représentant 100 milliards de dépenses - permettront de réaliser quelque 3 milliards de gains de productivité d'ici à trois ans et même 6 à 7 milliards « si on continue la démarche chaque année pendant trois années ». Pêche-t-il par optimisme ? Peut-être pas tant que ça, dans le fond. Car cette démarche qui consiste à évaluer par vagues successives les politiques de l'État a été habilement pensée dès son lancement. Les thèmes ne sont pas imposés par Bercy : ils sont proposés par les ministères puis discutés ensuite avec Bercy. Partant de là, les ministères ne peuvent pas faire autrement que de reprendre au moins une partie des recommandations des rapports.

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